Petite victoire pour une salariée en lock-out au Journal de Québec

Devant la Commision de l'assurance-emploi

Une travailleuse du Journal de Québec a gagné sa cause le 25 janvier dernier lors d’une audition devant un conseil arbitral de l’assurance-emploi.

La travailleuse contestait une décision de la commission qui lui avait retiré le droit aux prestations d’assurance-emploi sous le prétexte qu’elle n’avait pas occupé un travail de manière régulière pendant le conflit de travail.
Il faut savoir que pendant un conflit collectif de travail les gens qui font une demande de « chômage » ne peuvent en recevoir. Sauf si vous êtes capable de prouver que vous avez occupé, un autre emploi, à un autre endroit, et ce, de manière régulière. Ceci est une exception prévue à l’article 36, paragraphe b de la loi.
C’est ce que la représentante de la prestataire, la consoeur Ginette Laberge est venue démontrer aux membres du conseil arbitral qui ont entendu la cause. Ils lui ont donné raison, de même que la Commission lors de l’audience. Il ne faisait aucun doute que la travailleuse avait exercé un emploi de manière régulière ( ici pendant 6 semaines ) qui lui donnait droit aux prestations d’assurance-emploi même si elle est toujours en conflit de travail au Journal de Québec.